mardi 30 octobre 2007

L'hippocratisme digital



  • Définition :
c'est une déformation de l'extrémité des doigts qui associe une hypertrophie de la pulpe des dernières phalanges qui sont élargies en « baguettes de tambour » et une incurvation unguéale longitudinale et transversale d'où l'aspect des ongles « en verre de montre » (fig. 4).
  • Les causes de l’hippocratisme digital :
L'hypoxie chronique : l'hippocratisme digital apparaît au-delà de 6 mois d'évolution d'une hypoxie chronique, il est alors toujours associé à une cyanose et parfois à une polyglobulie qui se manifeste cliniquement par une érythrose.

— Autres causes : le cancer bronchique, dans ce cas l'hippocratisme digital est soit isolé, soit associé à d'autres signes réalisant le syndrome de Pierre Marie ou ostéopathie hypertrophiante pneumique (hippocratisme digital, syndrome articulaire des poignets et des chevilles, épaississement du périoste des os longs). L'hippocratisme digital peut se voir aussi au cours de la cirrhose.

Les corticoides

Les corticoides sont des hormones corticostéroïdes naturels sont élaborées par le cortex surrénalien, on reconnaît deux groupes de corticoides :- les glucocorticoïdes : ont une action anti inflammatoire,- les minéralocorticoïdes (Aldostérone) : ont une action de rétention hydrosodée.

Les principaux corticoides (voir sur le site discussion diagnostique) :

Cortancyl*
Solupred*
Célestène*
Médrol*

Source : les corticoides en thérapeutique

dimanche 24 juin 2007

Le syndrome de Claude Bernard Horner

Le syndrome de Claude Bernard Horner : il associe


— Un rétrécissement de la fente palpébrale par ptôse de la paupière supérieure.
— Une enophtalmie.
— Un myosis (diminution du diamètre pupillaire). Ce syndrome est en rapport avec une compression du sympathique cervical qui peut être due à une tumeur du sommet du poumon.

La cyanose

— Définition : la cyanose est une coloration bleu violacé des téguments et des muqueuses témoin d'une hypoxie capillaire, elle apparaît quand la teneur en hémoglobine réduite du sang capillaire est supérieure à 5 g pour 100 ml. A l'état normal, la teneur du sang capillaire en hémoglobine réduite est inférieure à 2,5 g pour 100 ml et la peau est de couleur rosée.
— Caractères sémiologiques : la cyanose est une coloration qui s'efface à la vitro-pression, elle est d'intensité variable :
la cyanose est soit discrète : elle sera alors visible au niveau du lit unguéal et apparaîtra mieux après effort.
— Soit modérée : la cyanose se recherche alors au niveau des extrémités : doigts, orteils, nez et oreilles et au niveau des muqueuses : labiale (lèvres), buccale et conjonctivale.
— Soit intense et généralisée : la cyanose est alors évidente. Suivant son intensité la cyanose varie du mauve pâle au bleu noir. L'apparition de la cyanose est fonction de la quantité absolue d'hémoglobine réduite du sang capillaire, ainsi à désaturation égale un sujet anémique ayant peu d'hémoglobine peut ne pas être cyanosé alors qu'au contraire, un sujet polyglobulique le sera.

— Les mécanismes de la cyanose : la cyanose peut relever de deux grands mécanismes :

cyanose de type central et cyanose de type périphérique.

Les cyanoses d'origine centrale : sont dues à une désaturation en oxygène du sang artériel qui peut se voir dans les circonstances suivantes :

— diminution de la teneur en oxygène de l'air inspiré, exemple : séjour en haute altitude;
— insuffisance respiratoire aiguë ou chronique;
— cardiopathies congénitales cyanogènes avec shunt droit-gauche dans lesquelles il y a contamination du sang artériel par du sang veineux.

Ces cyanoses d'origine centrale ne s'accompagnent pas de refroidissement cutané : ce sont des cyanoses dites chaudes. Lorsque la cause de cette cyanose est d'évolution chronique, la cyanose est alors associée à une polyglobulie qui se manifeste cliniquement par une érythrose.

Les cyanoses d'origine périphérique : sont dues à un ralentissement de la circulation dans les capillaires périphériques entraînant une stase locale. Dans ce cas la saturation en oxygène du sang artériel est normale. Elle s'accompagne d'un refroidissement cutané : ce sont des cyanoses dites froides. Elles se voient dans les circonstances suivantes :
— insuffisance cardiaque globale;
syndrome de Raynaud : qui est un trouble circulatoire des extrémités (doigts, orteils) avec cyanose et refroidissement.
Les cyanoses mixtes : sont des cyanoses où il y a association des deux mécanismes ainsi dans le coeur pulmonaire chronique décompensé il existe une cyanose centrale due à l'insuffisance respiratoire et une cyanose périphérique due à l'insuffisance ventriculaire droite s'accompagnant de stase veineuse.

hyperventilation

Une hyperventilation : qui est une augmentation de l'amplitude respiratoire ne s'accompagnant pas de gêne respiratoire : c'est la respiration de Kussmaul. (lecture intéressante : l'auscultation pulmonaire)
— Des irrégularités du rythme respiratoire ne s'accompagnant pas de gêne respiratoire : ce sont les respirations périodiques de Cheynes-Stokes et du syndrome de Pickwick

modifications de l'amplitude respiratoire

visibles à l'inspection lors de la respiration normale, mieux extériorisées par la respiration profonde. Ces modifications seront mieux appréciées par la mesure de l'indice de Hirtz qui consiste à mesurer le périmètre de la cage thoracique au niveau de la ligne mamelonnaire à la fin d'une inspiration forcée et à la Un d'une expiration forcée; la différence obtenue représente l'indice de Hirtz qui est normalement de 6 à 7 cm, il est abaissé lorsqu'il est inférieur à 6 cm.
• Diminution bilatérale de l'ampliation thoracique : certains thorax apparaissent comme distendus même en fin d'expiration : thorax bloqués en inspiration, cet état traduit soit un certain degré d'obstruction bronchique (crise d'asthme), soit une perte de l'élasticité pulmonaire (emphysème).
• Diminution unilatérale de l'ampliation thoracique : un des hémithorax ayant une expansion inspiratoire diminuée (épanchement pleural liquidien ou aérien).